Drame familial, violence conjugale : utiliser le bon vocabulaire dans les médias

Le double meurtre commis la semaine dernière dans l'est de Montréal a engagé la discussion sur les mots utilisés pour parler d'un tel événement dans les médias. Pénélope McQuade a convié des représentants des milieux communautaires, politiques et médiatiques pour pousser la réflexion.

Au micro :

- Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques et porte-parole de Québec solidaire
- Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes
- Patrick White, professeur en journalisme à l'École des médias de l'Université du Québec à Montréal

Le 22 octobre dernier, Jonathan Pomares a vraisemblablement tué ses deux enfants, Hugo, 7 ans, et Élise, 5 ans, avant de se suicider. C’est la mère des enfants qui a découvert les trois corps dans la résidence familiale.

Deux jours plus tard, Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques et ancienne travailleuse sociale, a publié un texte sur Facebook, qui a beaucoup circulé, appelant à réfléchir à la façon dont on traite ces événements dans les médias.

"Lorsqu’un conjoint violent assassine ses enfants pour se venger de sa femme, il faut parler de meurtre. Il ne faut surtout pas banaliser."- Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques et porte-parole de Québec solidaire.

"On a enlevé l'expression de crime passionnel de notre vocabulaire, mais pour le remplacer par drame familial. La charge émotive qui vient avec ce terme est encore trop grande. [...] Utiliser les bons mots peut sauver des vies, parce que ça aide les victimes à se reconnaître et les agresseurs aussi."  Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes.

POUR ÉCOUTER LA DISCUSSION: 

Source : Radio-Canada 

Photo : getty images/istockphoto / ieang

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