Portrait pancanadien des maisons d’hébergement pour femmes violentées

Un nouveau rapport pancanadien révèle que les maisons d’hébergement pour femmes violentées doivent faire plus avec moins .

«Plus qu’un lit: Portrait pancanadien des maisons d’hébergement pour femmes violentées» a été rendu public le 1er mai 2019, et fournit des informations sur 290 maisons d’hébergement quant à l’état de leurs bâtiments, la taille de leur organisation, la durée des séjours, leur capacité d’hébergement, les différents groupes desservis, l’accessibilité pour une diversité de survivantes, la livraison de services, la programmation, le travail, les salaires et les types d’emplois, le financement, les finances et la reddition de compte. Lorsque cela s’avère pertinent, les données sont désagrégées selon la taille des régions et des populations afin d’illustrer les différences entre régions, de même qu’entre communautés de différentes tailles.

Les résultats montrent clairement que les maisons d’hébergement fournissent davantage de services sans augmentation comparable de leur financement. Elles trouvent des solutions créatives pour offrir aux femmes un milieu sécuritaire, même lorsqu’elles n’ont plus de lits subventionnés disponibles. Les enjeux de capacité d’hébergement sont décuplés par le manque de logements sûrs, abordables et appropriés pour les femmes et les enfants partout au pays.

Les maisons d’hébergement offrent beaucoup plus qu’un lit. En plus de leur fournir un endroit sécuritaire où dormir, elles plaident au nom des femmes et des enfants et les aident à s’orienter dans les systèmes juridiques, les services d’immigration, sociaux et de protection de l’enfance, le système de santé et plus encore. Elles dispensent des services dans les domaines suivants: counseling, programmes pour enfants, planification de sécurité, programmes de soutien à la parentalité, services externes, aide au logement, programmes pour les auteurs de violence, prévention et sensibilisation. Les résultats du sondage montrent que le travail de prévention et de plaidoyer – un travail qui peut sauver des vies et susciter des changements d’attitude dans la société au sujet de l’élimination de la violence faite aux femmes et aux filles – n’est que rarement subventionné par les bailleurs de fonds gouvernementaux.

Les enjeux de financement – notamment le sous-financement et le manque de stabilité des sources de financement – ont des répercussions significatives sur le travail des maisons d’hébergement. Leur incapacité à offrir des salaires concurrentiels, combinée à l’épuisement professionnel, mène à un roulement élevé du personnel. De nombreuses maisons doivent organiser des levées de fonds pour couvrir leurs coûts de fonctionnement et certaines n’y arrivent pas même en menant de telles activités. Par conséquent, les maisons d’hébergement ne sont pas toutes en mesure d’offrir le même niveau de services. Ainsi, une femme qui accède à une maison d’hébergement dans une région métropolitaine recevra des services différents d’une autre vivant dans une communauté rurale ou nordique.

Les résultats concernant les maisons d’hébergement de deuxième étape sont présentés dans un rapport distinct qui sera publié en juin 2019.

Lire le rapport entier

Lire le sommaire exécutif

Lire au sujet du sondage pancanadien d’HFC

Lire le communiqué de presse 

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