Québec pourra-t-il conserver son registre des armes à feu?

La Cour suprême du Canada vient d'annoncer qu'elle rendra sa décision vendredi le 27 mars dans le dossier de la destruction des registres et fichiers relatifs à l'enregistrement des armes à feu provenant du Québec.

Afin d’obtenir la sauvegarde des données québécoises relatives à l’enregistrement d’armes d’épaule, le Procureur général du Québec cherche à faire déclarer inconstitutionnel l’article 29 de la Loi sur l’abolition du registre des armes d’épaule. Cet article impose la destruction de tous les registres et fichiers relatifs à l’enregistrement des armes à feu. 

Consultez le communiqué

Selon la Coalition pour le contrôle des armes, le combat ne se termine pas avec l'obtention d'une victoire ou d'une défaite. En effet, il est évident que le lobby des armes à feu et ses alliés politiques ne seront pas satisfaits avec la destruction du registre et de ses données, et ils continueront de militer pour des mesures qui affaibliront considérablement les contrôles sur les permis d'armes, les armes de poing et les armes d'assaut. 

Une premier ministe irresponsable 

La semaine dernière, Harper a justifier la possesion d'arme comme un moyen de défense pour les citoyens résidants loin d'un poste de police. «La possession d'armes à feu, ce n'était pas juste pour la ferme», a dit M. Harper, en parlant de la région rurale d'où vient son épouse. «C'était aussi pour un certain degré de sécurité quand vous êtes loin de la police, d'une aide-policière immédiate», a-t-il poursuivi. Ces propos sous-entendent une incitation à se faire justice soi-même, ce qui a valu au premier ministre le juste titre «d'irresponsable» de la part de ses opposants politiques. 

Armes à feu: les propos de Harper critiqués de toutes parts, La Presse 

Photo : Archives PC

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