Un plan pour lutter contre la violence sexuelle en Nouvelle-Écosse

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse adopte un plan coordonné pour mieux s'attaquer aux cas de violence sexuelle dans la province.

Plusieurs cas ont été hautement médiatisés, ces dernières années, en N.-É., dont celui de Rehteah Parsons, morte en 2013 peu après une tentative de suicide. Selon ses parents, elle avait été agressée sexuellement lors d'une soirée et une photo de la scène avait circulé dans les médias sociaux.

Le premier ministre de la N.-É., Stephen McNeil, a dévoilé le plan Rompre le silence : une intervention coordonnée en matière de violence sexuelle en Nouvelle-Écosse, à Kentville, mardi matin.

Son gouvernement dépensera six millions de dollars pour le mettre en œuvre.

Environ 500 000 $ de cette somme sera dépensé sur des programmes qui enseigneront aux jeunes en quoi consiste la violence sexuelle ainsi que l'importance du consentement lors de relations sexuelles. Ces programmes seront animés par des jeunes.

D'autres mesures sont prévues :

une aide plus rapide en cas d'urgence pour les victimes
une expansion du programme d'infirmières qui examinent les victimes d'agression sexuelle
la création de neuf réseaux de soutien communautaire
et l'établissement d'un fonds pour la prévention de la violence sexuelle

Deux comités provinciaux pour former des intervenants et sensibiliser le public ont également été formés, et une nouvelle spécialiste provinciale a été embauchée pour coordonner la mise en œuvre du plan.

Le père de Rehteah Parsons a réagi à ces mesures. Il se dit heureux de constater que le gouvernement provincial ait tiré les leçons de la mort de sa fille et que ses mesures ciblent le groupe d'âge le plus touché par la violence sexuelle.

Plus d'informations sur le site de Radio-Canada

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