La ministre Stéphanie Vallée refuse la main tendue par notre regroupement, elle préfère la théorie juridique à l’injustice systémique vécue par les victimes d’agression sexuelle et de violence conjugale

Montréal, le 10 avril 2018. Suite à la conférence de presse du mercredi 4 avril dernier, où notre regroupement a demandé l’abolition du délai de prescription, la vice-cheffe du Parti Québécois, députée de Joliette et critique en matière de justice, madame Véronique Hivon, a demandé à la ministre de la justice Stéphanie Vallée de saisir la main tendue par les trois partis d’opposition pour abolir le délai de prescription pour les victimes d’agression sexuelle et de violence conjugale.

« Plutôt que de se joindre à cette coalition et de participer à ce consensus social, la ministre s’est réfugiée dans des concepts juridiques qui traduisent fondamentalement son intention de ne rien faire. En effet, la ministre a tenté d’établir un lien entre la tradition civiliste au Québec et l’impossibilité d’abolir le délai de prescription. C’est curieux, parce que toutes les provinces du Canada ont aboli leurs délais de prescription respectifs à l’exception de l’Île-du-Prince-à-Édouard et du Québec. La ministre tente-t-elle simplement d’acheter du temps pour ne rien faire d’ici la fin des travaux parlementaires? » a déclaré le porte-parole de la coalition, monsieur Sébastien Richard.

Rappelons que ce regroupement du 4 avril dernier a réuni les avocats Alain Arsenault et Marc Bellemare, le professeur titulaire à l’École de Travail social et de Criminologie de l’Université Laval monsieur Michel Dorais, le CRIPHASE, la Fédération des maisons d’hébergement, le Regroupement des organismes espace du Québec et le Regroupement québécois des CALACS.

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Sources :            

Sébastien Richard

Regroupement des personnes et organismes en faveur de l’abolition du délai de prescription
(514) 909-2037
serichard@videotron.ca

 

Me Marc Bellemare, (418) 681-1227

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