À votre service: Pour qu’elles reprennent le contrôle sur leur vie

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L’organisme, qui a vu le jour en 1986, offrait d’abord du soutien téléphonique, des suivis individuels et de groupe, de l’accompagnement, de même que de la prévention et de la sensibilisation dans les écoles.

Depuis 2008, une maison d’hébergement pouvant accueillir 18 femmes et enfants s’est ajoutée aux services existants.

«Une équipe de 27 intervenantes assure des services 24 heures sur 24. Nous ne fermons jamais», indique Arianne Hopkins, directrice générale de l’organisme, précisant que l’adresse de cette maison est confidentielle, pour des raisons de sécurité pour les femmes qui y trouvent refuge.

Séjours variables

Puisque chaque situation est unique, la durée du séjour varie beaucoup, mais les femmes ont jusqu’à un maximum de trois mois pour d’abord se rétablir et ensuite trouver un endroit où habiter.

«Certaines ressources existent au-delà de trois mois. Il faut respecter le rythme de chaque femme. Elles peuvent aussi continuer à participer aux rencontres de groupe», note Mme Hopkins, mentionnant qu’un point de service, qui n’offre toutefois pas l’hébergement, existe aussi à Mascouche.

Besoins criants

Même si Regroup’elles accueille plusieurs dizaines de femmes chaque année, certaines se butent à des refus chaque semaine, par manque de place. La maison d’hébergement s’est vue dans l’obligation de refuser 96 demandes, selon les chiffres du plus récent bilan annuel.

«Nous voulons les aider. C’est toujours difficile de dire non à des femmes qui sont peut-être en danger», affirme la directrice générale.

Une des solutions, que certains lieux d’hébergement ont mises en place, est de réduire la durée du séjour, mais l’organisme ne veut pas aller dans cette voie.

«Comment les femmes peuvent repartir à zéro en seulement cinq semaines? Surtout si elles ont des enfants. C’est un déracinement complet et ça crée de l’insécurité pour eux aussi», mentionne Mme Hopkins.

C’est pourquoi l’organisme se fait aussi un devoir d’être présent sur les tables de concertation et revendique un plus grand nombre de places dans la région étant donné que les ressources offrant de l’hébergement débordent.

Dans la prochaine année, Regroup’elles prévoit lancer un site Internet. «Les femmes auront accès à des renseignements avant de nous appeler.» Il est possible de joindre la ligne d’écoute 24/7 de Regroup’elles au 450 964-4404.

Article paru sur Le Journal la Revue 

(photo: courtoisie)