Revue de presse

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Violence conjugale - Des mythes tenaces

11 Avril 2017

La violence conjugale peut être difficile à comprendre. Coup d’œil sur quelques idées préconçues qui ont la vie dure. Encore trop de jeunes filles ne se voient pas comme des victimes – et tardent ainsi à aller chercher de l’aide – en raison du mythe persistant de la « femme battue sans défense », déplorent les intervenantes des maisons d’hébergement pour femmes. « Les jeunes femmes ont l’idée préconçue de la victime passive, mère au foyer qui encaisse les coups sans broncher. Elles se disent : “Moi, je suis capable de l’affronter mon conjoint, je riposte quand il me frappe.” Sauf qu’une victime qui riposte pour se protéger, ce n’est pas la même chose qu’un conjoint qui étrangle sa copine pour exercer un contrôle absolu, coercitif sur elle », décrit la directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Manon Monastesse.

Violence conjugale - quelles solutions ?

11 Avril 2017

Que faire pour lutter contre la violence conjugale ? Des organismes qui travaillent auprès des victimes et des agresseurs proposent des moyens de contrer le phénomène. Les maisons d’hébergement pour femmes réclament plus d’argent pour faire de la prévention dans les écoles. « La meilleure façon de prévenir la violence conjugale, c’est de faire la promotion des rapports égalitaires. Il faut faire un contrepoids à la culture du viol, la porno hardcore, la publicité érotisée qui présente la femme comme un objet, l’hypersexualisation des jeunes filles, dit la directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes Manon Monastesse. Chaque fois qu’une de nos intervenantes termine un atelier dans une école secondaire, elle reçoit au moins une confidence d’une ado victime de violence conjugale. »

Violence conjugale - De plus en plus de jeunes victimes

11 Avril 2017

Depuis une dizaine d’années, la clientèle des maisons d’hébergement pour femmes rajeunit. Les moins de 30 ans qui vivent de la violence dans leur couple sont plus nombreuses à se tourner vers leurs services. En 2005-2006, les femmes âgées de moins de 30 ans représentaient 9 % de la clientèle des maisons d’hébergement pour femmes. En 2010-2011, cette proportion a grimpé à 18 %. Aujourd’hui, elles représentent près du tiers de la clientèle (29 %), selon des données fournies par la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, qui compte 109 établissements.

Délais judiciaires : la clause dérogatoire pour colmater les fuites?

10 Avril 2017

Le recours à la clause dérogatoire est un outil pour empêcher la fin des procédures judiciaires dans des dossiers de meurtre ou d'agression sexuelle, mais ce n'est qu'un diachylon, selon la directrice générale la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes.  En entrevue avec Michel C. Auger, Manon Monastesse affirme que des victimes d'actes criminels aggravés doivent pouvoir obtenir justice et tourner la page, ce qui n'est pas le cas actuellement à cause des procédures judiciaires déraisonnable

Arrêt Jordan et le cas de Sival Thanabalasingam

10 Avril 2017

Manon Monastesse était en entrevue avec Benoît Dutrizac sur 95,8 fm Montréal pour revenir sur le cas de Sivaloganathan Thanabalasingam, présumé meurtrier de sa femme qui a évité la prison en raison de l’arrêt Jordan.  

Arrêt Jordan : utiliser la clause dérogatoire

09 Avril 2017

Point de presse du Parti Québécois, avec la prise de parole de Jean-François Lisée et Véronique Hivon, entourés de groupe de défense de femmes violentées et de victimes, pour souligner l'urgence de la situation, qui commence à avoir des impacts tangibles dans la province depuis que l'arrêt a été rendu, en juillet. La FMHF était présente.  Le point de presse s'est déroulé le 9 avril 2017 à la permanence nationale à Montréal. Pour revoir le point de presse, cliquer ici 

Arrêt Jordan: le PQ souligne l'urgence d'utiliser la clause dérogatoire

09 Avril 2017

Le Parti québécois estime que le gouvernement de Philippe Couillard doit évoquer de toute urgence la clause dérogatoire pour que le Québec puisse se soustraire à l'arrêt Jordan de la Cour suprême du Canada, qui a mené la semaine dernière à la libération d'un homme qui était accusé du meurtre de sa femme. Le chef de l'opposition officielle, Jean-François Lisée, et la porte-parole du PQ en matière de justice, Véronique Hivon, ont fait une conférence de presse dimanche après-midi, entourés de groupe de défense de femmes violentées et de victimes, pour souligner l'urgence de la situation, qui commence à avoir des impacts tangibles dans la province depuis que l'arrêt a été rendu, en juillet.

Arrêt Jordan : une rencontre fédérale-provinciale d'ici la fin du mois

09 Avril 2017

La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a annoncé dimanche qu'elle organisera d'ici la fin du mois une rencontre avec ses homologues provinciaux pour discuter des conséquences de l'arrêt Jordan, qui a mené cette semaine à la libération d'un présumé meurtrier, une première au Québec. Pendant ce temps, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, fait valoir qu'il est urgent d'agir et demande au gouvernement Couillard d'évoquer de toute urgence la clause dérogatoire pour que le Québec puisse se soustraire à l'arrêt Jordan.

Le PQ et des groupes communautaires exigent la clause dérogatoire pour empêcher la libération de suspects

09 Avril 2017

Contrairement au gouvernement Couillard, le Parti québécois et quatre groupes communautaires veulent que la clause dérogatoire soit utilisée pour empêcher que des suspects de crimes graves soient libérés en vertu de l’arrêt Jordan pour de trop longs délais judiciaires. Le chef du PQ est appuyé par l'Association québécoise Plaidoyer Victimes, la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes, l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues et le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence.

En solidarité avec les femmes victimes de violences conjugales

08 Avril 2017

La première édition de l’évènement Bien-Être au Féminin de la Fondation Carrefour pour Elle, s'est déroulée le 11 mars au Centre Marcel-Dulude de Saint-Bruno de Montarville. La Fondation a organisé une journée autour de la thématique du bien-être au féminin afin de venir en aide aux femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Près de 25 000$ ont pu être amassés pour l'organisme Carrefour pour Elle. Établie à Longueuil depuis 1975, Carrefour pour Elle est une maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale sur la Rive-Sud.

Arrêt Jordan: un premier prévenu accusé de meurtre libéré au Québec

07 Avril 2017

Pour la première fois au Québec, un prévenu soupçonné d'avoir commis un meurtre a échappé à son procès grâce à l'arrêt Jordan, hier après-midi au palais de justice de Montréal, au grand dam de groupes de victimes. Ce dossier a choqué Manon Monastesse, de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes. « Ça envoie encore un message négatif aux victimes de violence faite aux femmes », a-t-elle affirmé en entrevue téléphonique. 

Violence conjugale - Les langues se délient à Mont-Saint-Hilaire

04 Avril 2017

Une troisième femme vivant sur le territoire desservi par la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent dénonce le travail de ses policiers : une semaine et demie après le meurtre de Daphné Boudreault, assassinée par son ex-conjoint, Karine* affirme que les agents du secteur ne l’ont pas soutenue adéquatement, tant et si bien qu’elle s’est résignée à retourner chez son ancien copain sans escorte policière pour y récupérer ses affaires. Selon Manon Monastesse, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, la réussite des interventions policières réside en grande partie dans la formation des agents, afin qu’ils puissent détecter les cas de violence conjugale et appliquer les bonnes pratiques qui s’y rattachent. « On peut bien former les policiers, mais comme dans tout domaine, ça prend de la formation continue et un accompagnement des jeunes policiers », a-t-elle plaidé.

Le féminisme au masculin

31 Mars 2017

Les exemples de violences diverses envers les femmes abondent dans l'actualité par les temps qui courent. L'élection de Donald Trump à elle seule illustre à quel point la misogynie est présente et à quel point la banalisation des agressions sexuelles et du viol est chose courante. En tant qu'hommes, nous pouvons et nous devons agir de différentes façons pour contrer cette violences.  Il importe enfin que les hommes prennent davantage la parole pour dénoncer publiquement les cas de violence envers les femmes. Par exemple, j'ai récemment participé au Déjeuner eds hommes, un événement audacieux organisé par la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes, afin de sensibliser la population au rôle des hommes dans la lutte contre la violence envers les femmes.  Article de Will Prosper  Pour voir l'article, cliquer ici 

La nécessité de mieux comprendre la violence conjugale

29 Mars 2017

Le meurtre de Daphné Boudreault aux mains de son ex-conjoint Anthony Pratte soulève plusieurs questions concernant le travail des policiers dans les situations de violence conjugale. L’enquête qui a été confiée au Bureau des enquêtes indépendantes permettra peut-être de répondre à certaines de ces questions, de cerner les erreurs commises par les policiers et d’émettre un certain nombre de recommandations pour éviter que de telles situations se reproduisent dans le futur.   Néanmoins, les informations dont nous disposons jusqu’à maintenant semblent démontrer, une fois de plus, la nécessité de revoir la façon dont les policiers et les autres acteurs du système de justice comprennent la violence conjugale.

Violence conjugale - l'inaction qui tue

27 Mars 2017

Le meurtre de Daphné Boudreault, 18 ans, témoigne des lacunes dans l’intervention policière en matière de violence conjugale. Le meurtre de Daphné Boudreault, d’une implacable sauvagerie, n’échappe pas à la funeste logique du fait divers. Les déchaînements de violence sont indissociables des aléas du hasard dans son expression la plus sinistre. Au contraire, quatre policiers se sont contentés d’une discussion avec l’homme dont ils n’ont pas su évaluer la dangerosité. Selon Manon Monastesse, directrice de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF), l’affaire Boudreault est la « chronique d’une mort annoncée ». Les policiers n’ont pas su reconnaître les signes avant-coureurs d’une situation explosive : plainte antérieure de violence conjugale, rupture récente, harcèlement, menaces, jalousie maladive, idéation suicidaire… La Régie intermunicipale de police de Richelieu–Saint-Laurent aurait dû savoir que Daphné Boudreault était à risque. 

La police a-t-elle failli à la tâche en matière de drames conjugaux?

24 Mars 2017

Le drame qui a coûté la vie à une jeune femme de Mont-Saint-Hilaire, Daphné Boudreault, est la répétition d’un triste scénario. Il y a huit ans, une femme trouvait la mort dans les mêmes circonstances, poignardée elle aussi par un conjoint violent alors qu’elle était escortée par un seul policier, ce qui contrevient aux pratiques policières en matière de violence conjugale. Pour les organismes d’aide aux femmes violentées, cette affaire, « c’est la chronique d’une mort annoncée ». « C’est aberrant ! Il y a des protocoles très stricts pour la récupération des effets personnels, il doit toujours y avoir deux policiers. Un pour surveiller le conjoint, et l’autre, la victime », se désespérait jeudi Manon Monastesse, directrice provinciale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF).

Meurtre de Daphné Boudreault: la policière dirigée à son appartement avait la mauvaise adresse

24 Mars 2017

L'agente de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent qui avait été dépêchée à l'appartement de la jeune femme de 18 ans, pour l'escorter, est arrivée sur les lieux plusieurs minutes après que Daphné Boudreault y soit entrée car elle n'avait pas la bonne adresse. C'est ensuite que la policière a découvert la jeune femme mortellement blessée sur les lieux en compagnie de son ex-conjoint Anthony Pratte. Certains témoins ont accusé les policiers qui sont intervenus auprès de Daphné Boudreault, au dépanneur où elle travaillait, d’avoir semblé prendre l’affaire « un peu à la légère ». Une situation que Manon Monastesse, directrice de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes, a vu plus d’une fois.

À la mémoire de Daphné

24 Mars 2017

Même si ces outils existent, ils ne sont pas suffisamment utilisés. Le drame de Daphné Huard-Boudreault n'est malheureusement pas unique en son genre, souligne Manon Monastesse. Elle cite l'histoire tragique de Maria Altagracia Dorval, tuée par son ex-conjoint, en 2010, six jours après avoir porté plainte à la police pour des menaces de mort. Même si les cinq policiers du SPVM qui sont intervenus dans son dossier ont été blanchis en déontologie, son histoire soulève les mêmes questions troublantes que celle de Daphné Huard-Boudreault.  Si de grands progrès ont été faits en matière de prévention, trop de policiers ont encore du mal à distinguer les conflits de couple des conflits de violence conjugale où le conjoint veut exercer un contrôle, croit Manon Monastesse. On tend aussi à banaliser la situation quand il s'agit de jeunes couples. Comme si le harcèlement dans un tel cas n'était qu'une manifestation banale de jalousie, plutôt qu'un acte criminel. Comme si ce n'étaient que des amourettes et que c'était moins grave.

Un cas qui ressemble à beaucoup d’autres

24 Mars 2017

Aussi choquants soient-ils, les cas de femmes brutalisées malgré un appel à la police sont encore fréquents au Québec, dénoncent des intervenantes en violence conjugale. Il existe pourtant des directives claires sur la manière d’intervenir, indique Manon Monastesse, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. «Dans ce cas-ci, on peut croire qu’il y a eu de sérieux manquements», dit-elle.

Mont-St-Hilaire killing: 'There were many red flags', expert says

23 Mars 2017

Manon Monastesse says she felt her heart sink when she heard the news: a young woman was stabbed to death and police had arrested her ex-boyfriend. Monastesse didn’t know Daphné Boudreault, but upon learning that the 18-year-old may have been a casualty of domestic violence, she was overcome with a sense of loss. “It breaks you, you see it as a failure,” said Monastesse, who has spent her 25-year career helping women escape spousal abuse. “There’s no equivocating, there’s no rationalizing it, one dead woman is one too many. … You can’t see it any other way than this: we failed this person.

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